Regard sur la communication au Japon

Au Japon, on ne compte plus le nombre de fois où un industriel est venu présenter sa toute dernière innovation sans que celle-ci ne passe la frontière japonaise. Pourquoi ?

Manque d’humilité, monopolisation du temps ou approche trop commerciale.

Et pourtant près de 11 000 entreprises (95% de PME) exportent chaque année leurs produits ou savoir-faire au Japon. Un parcours à risque mais qui peut s’avérer fructueux si l’on respecte certaines règles. Car le savoir-faire français bénéficie là-bas d’une image de marque positive, qui facilite les premiers contacts avec la sphère BtoB.

Business France vous révèle les 5 faux pas à ne plus commettre :

1. Choisir l’« à-peu-près » pour la traduction
Le japonais nécessite une connaissance fine et précise du vocabulaire, surtout lorsqu’il est technique et que l’on s’adresse à une presse professionnelle. Qualité exigée, la moindre erreur pourrait porter préjudice.

2. Tout miser sur Twitter
Si vous ne jurer que par Twitter et LinkedIn pour communiquer sur votre business au japon, vous faîtes fausse route. Même si Twitter compte un potentiel communautaire de 40 millions d’utilisateurs et de plus d’un million pour LinkedIn. Facebook est l’un des principaux réseaux à usage professionnel au Japon.

3. Survendre le produit
Au Japon, la presse demeure encore un secteur dynamite et les journalistes des revues spécialisées sont nombreux à examiner et commenter les nouveaux produits sur le marché. Le nombre de parutions quotidiennes équivaut à 50 millions d’exemplaires et la diversité atteint près de 3 000 mensuels. Il est donc difficile de se démarquer en ciblant les publications adéquates et, surtout en trouvant le bon calibrage pour les messages. « Généralement, nous conseillons à nos clients de rester très factuels » explique Jérôme Desquiens, Directeur adjoint pour Business France Japon. Les journalistes japonais ne traitent pas l’approche publicitaire, ils se concentrent sur les détails techniques du produit, la valeur ajoutée sur le marché, le prix… En ce sens, les communiqués de presse ont une approche très spécifique et il vaut mieux être accompagné avant de se lancer. »

4. Faire l’impasse sur les rencontres de presse
Les japonais apprécient particulièrement cet échange direct surtout si un directeur ou un représentant se déplace et prend un peu de son temps. C’est une marque de respect qui crédibilise souvent le projet. « Ce qui est encore plus valorisé, c’est lorsque la rencontre en question se déroule dans les locaux de l’ambassade ou un site officiel : c’est souvent un geste apprécié de la part des journalistes japonais et qui donne de la crédibilité à l’entreprise
», ajoute Kaori Suenaga, Responsable Presse & Communication chez Business France àTokyo.

5. Ne pas connecter le produit à l’actualité japonaise
Dans les RP japonaises : la familiarité, l’humour, l’informel sont peu synonymes de succès. Le formalisme prime. En outre, vous avez peu de chances de séduire un journaliste japonais si vous lui parlez de l’utilisation de votre produit sur le marché occidental : « Les japonais ne lisent la presse que si elle traite de leur quotidien et des affaires japonaises. Si vous comptez les convaincre en disant uniquement que votre produit est un hit dans la Silicon Valley, vous
risquez fort d’être déçu ! ».

En évitant ces 5 erreurs, vous maximiserez vos chances de réussite au Japon. Une perspective prometteuse si l’on en croit les bons chiffres de la présence des entreprises françaises au Japon (11 000 exportateurs, soit presque autant que vers la Chine, et plus de 450 implantations sur place).

gram3 France et sa maison mère gram3 inc. sont à votre écoute pour vous accompagner dans cette démarche au Japon.

https://www.gram3.com/

 

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